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Iran

Patriot: alors, on se décide?

Nous n’irions pas jusqu’à dire que la similitude de la forme des titres est le seul produit de la sécheresse de notre imagination. Il y a une singulière proximité entre le «BMDE: alors, on se décide?» des Russes aux Américains, commenté par nous le 9 juin 2009 et le «Patriot: alors, on se décide?» d’aujourd’hui, qui introduit cette note effectivement, qui concerne cette fois les Polonais s’adressant aux Américains. Autant les Russes s’irritent et montrent quelque agacement, autant les Polonais s’agacent et montrent quelque irritation. Les USA se trouvent pris entre les deux, subissant des pressions contradictoires qui les embarrassent dans cette question du réseau… 

L’Iran et nous

L’Iran et nous 15 juin 2009 Il y a quatre ans, trois ans, et même encore deux ans, les nouvelles de Téhéran et des troubles pour réclamer une évolution démocratique à l’occasion de cette élection présidentielle nous eussent plongés, nous parlons de la presse officielle du système, dans l’extase la plus complète, sans restriction ni arrière-pensée. Après tout, c’était le temps où les néoconservateurs ne rêvaient que plaies et bosses avec cette vedette de l’axe du Mal, ou bien, comme seule alternative acceptable, une aventure de regime change, notamment avec troubles et confusion en Iran, pour préparer l’avènement de la démocratie tant désirée et éventuellement… 

BMDE: alors, on se décide?

D’un côté, les négociations START (réduction des armes stratégiques nucléaires) marchent bien, entre Russie et USA, pour un nouveau traité START-II à la fin de l’année; d’un autre côté, elles ne marchent pas si bien, et l’on sent poindre un certain agacement du côté russe Toujours le même problème: les anti-missiles US en Europe (BMDE), dont la problématique est nécessairement liée à celle des START, à cause des interférences des anti-missiles dans les paramètres opérationnels des engins nucléaires stratégiques offensifs. L’agacement russe porte sur un seul point, cette demande de plus en plus pressante aux USA: alors, est-ce que vous décidez? BMDE ou pas BMDE?… 

Obama et la chute de Mossadegh en 1953

Obama et la chute de Mossadegh en 1953 On peut toujours arguer qu’il s’agit de deception dans le sens qu’affectionnent les esprits qui en savent plus (deception pour dissimulation, dans le sens des opérations de renseignement psychologique, ou bien le terme russe maskirovska qui convient); de la même façon, certains argumentent toujours, sans crainte de démenti du Ciel, que Gorbatchev était un complot monté par le KGB de deception, c’est-à-dire de maskirovska, contre l’Ouest (argument toujours valable aujourd’hui, qui continue à être proposé, – la preuve: Gorbatchev a réussi à faire croire à certains naïfs à la disparition de l’URSS et de la menace soviétique… 

Les à-côtés de BHO

Les à-côtés de BHO 4 juin 2009 Barack Obama, en voyage dans la région, parle au Caire. Il s’agit d’un grand discours du président des USA destiné au monde musulman; un connaisseur, BHO, avec son deuxième prénom (Barack Hussein Obama) et sa paternité musulmane. Ce qui nous importe à cet égard, c’est le très grand débat politique derrière ce discours et ce voyage, débat encore assez discret, la grande presse-Pravda préférant les vaticinations essentielles sur les droits de l’homme place Tienanmen, il y a vingt ans. On a les occupations qu’on peut, et le passé ripoliné comme il se doit est une option intéressante pour… 

Venez à l’ambassade US, les Iraniens seront là

A la première puis à la seconde lecture, il nous semblerait que cet article du New York Times du 2 juin 2009 a une histoire intéressante. Il est daté de San Salvador, ce qui n’est pas précisément un endroit où l’on apprend des nouvelles de l’Iran et des relations entre les USA et l’Iran, avec en arrière-plan pressant la question nucléaire qui concerne la situation au Moyen-Orient et la très difficile problématique des relations USA-Israël. Son sujet, manifestement, ce sont les relations des USA avec les pays d’Amérique Latine, au moment où Hillary Clinton est en visite dans plusieurs pays de la région. Mais, après… 

La plus grave crise entre Washington et Israël depuis Suez-1956?

La grande peur qui parcourt Washington aujourd’hui, nous dit le généralement-très-bien-informé Arnaud de Borchgrave, dans le Washington Times du 1er juin 2009, c’est la question du nucléaire terroriste «Nuclear terrorism, unthinkable during the Cold War, has become the most immediate fear of the experts.» L’analyse de Borchgrave concerne la question nucléaire en général, par rapport au terrorisme, c’est-à-dire la question nucléaire en connexion avec la Corée du Nord, le Pakistan, l’Iran, et la façon dont Al Qaïda pourrait obtenir des armes nucléaires. C’est une vaste et inquiétante situation, bien plus grave, bien plus tendue que celles que connut Borchgrave durant la Guerre froide, selon ce… 

L’Iran à pas de loup

Les déclarations de l’amiral Mullen lors d’une interview par George Stephanopoulos, de ABC, contribuent à éclairer davantage la politique de l’administration Obama vis-à-vis de l’Iran. Ces déclarations (du 24 mai) sont reprises d’une façon sélective par le Financial Times du même 24 mai 2009 «The US’s top military official appeared to suggest on Sunday that the US could accept Iran retaining its capacity to enrich uranium provided it abandoned efforts to develop nuclear weapons. [] »Admiral Mullen said in a television interview that a successful outcome of US- Iranian dialogue from my perspective means they don’t end up with nuclear weapons a narrow definition favoured… 

Guantanamo si, Guantanamo no

Les bons esprits libéraux et postmodernes exultent à nouveau, le temps d’un discours, et notre scepticisme ne cesse d’être nourri à ce propos. Le discours du 21 mai de Barack Obama, annonçant la fermeture de la prison de Guantanamo est effectivement salué par les esprits en question. Leur enchantement, très type-postmoderne, est en soi une raison de s’inquiéter, notamment à la lumière des analyses teintées d’un romantisme de midinette qu’ils développent en général. Obama a confirmé qu’il fermerait le camp de détention de Guantanamo. Le Monde du 22 mai 2009 présente ce discours de cette façon: «Le président américain, Barack Obama, a confirmé sa détermination… 

La paix très vite ou la guerre dans un an

Selon le roi Abdallah de Jordanie, on s’approche du moment décisif pour un ambitieux plan de paix US au Moyen-Orient. Abdallah semblerait devoir y jouer un rôle important, dans tous les cas c’est lui qui lance la machine lors d’un entretien au Times de Londres ce 11 mai 2009. «The Obama Administration is pushing for a comprehensive peace agreement that would include settling Israel’s conflict with the Palestinians and its territorial disputes with Syria and Lebanon, King Abdullah II told The Times. Failure to reach agreement at this critical juncture would draw the world into a new Middle East war next year. If we delay… 

Labyrinthe et imbroglio à Washington, ou la vertu paradoxale de Moby Dick

L’avantage de l’Empire, tel que GW nous l’a laissé, c’est que les complexités des intérêts et la complication des ambitions entretiennent fastueusement les affrontements et les tensions et interfèrent , bien plus qu’al Qaïda, AfPak ou l’Iran nucléaire, sur les politiques en cours. Ainsi, semble-t-il d’après cette chronique du 11 mai 2009 de Jim Lobe et Daniel Luban sur Antiwar.com, et d’ailleurs sans réel étonnement, le Pentagone joue-t-il un rôle majeur de frein contre tout durcissement intempestif contre l’Iran, et certains pourraient alors dire que les ennemis de mes ennemis sont mes amis En cela, dans la situation ainsi décrite, le Pentagone s’oppose au Lobby… 

Israël, BHO et le biais nucléaire

De plus en plus de commentaires apparaissent sur la question du nucléaire israélien dont on parle désormais régulièrement depuis trois semaines (voir notre Bloc-Notes du 18 avril 2009, signalant un article de Wayne Madsen du 13 avril 2009, première occurrence à notre connaissance d’évocation de cette question). Justin Raimondo, sur Antiwar.com le 8 mai 2009, traite le sujet, ainsi que Helena Cobban, le 9 mai 2009, sur le même site. Raimondo, dont on connaît les positions très radicales, anti-guerre, hostile à la politique israélienne et à l’influence du Lobby sioniste (AIPAC), extrêmement critique d’Obama, examine les plus récents éléments apparus dans cette problématique et admet… 

Ombre et lumière de BHO

Ombre et lumière de BHO 7 mai 2009 Il est vrai que nous devions attendre d’avoir mis en ligne nos deux commentaires, dans le Bloc-Notes d’aujourd’hui. Le premier que nous citons concerne le président afghan Karzaï et, au-delà, la politique US vis-à-vis du bloc AfPak. Le second concerne Israël et la politique US éventuelle dans la région, concernant notamment la recherche d’une zone dénucléarisée. Certes, ces politiques ne sont pas au même point de certitude dans leur existence et leur application, mais il existe d’assez nombreux éléments (dans le cas d’Israël-zone dénucléarisée au Moyen-Orient) pour considérer qu’on se trouve devant un cas si extrêmement probable… 

BHO est-il sérieux? Le nucléaire d’Israël?

Les relations entre Israël et le Washington d’Obama sont de plus en plus un sujet d’incertitude et d’interrogation extrêmement pressantes. La rencontre entre BHO et Netanyahou, le 18 mai, sera très intéressante et comporte un risque notable d’être explosive. C’est l’affirmation préliminaire implicite d’un article du Washington Times, le 6 mai 2009, qui donne de nombreuses descriptions et informations exclusives, tant sur le passé et la teneur des relations USA-Israël sur le nucléaire israélien, que sur les perspectives et pressantes du domaines. Le Washington Times développe la logique de ce qu’il affirme être une volonté de l’administration Obama d’imposer une approche globale, impliquant la région… 

La confrontation USA-Israël : jusqu’au nucléaire (israélien)?

Les indications concernant une perspective d’affrontement très sérieux entre les USA et Israël continuent à apparaître dans divers commentaires. On a déjà vu l’un des commentaires de Wayne Madsen concernant Dennis Ross. L’information de Madsen semble clairement se confirmer, non par d’autres appréciations mais par des faits sur le fonctionnement du département d’Etat (non présence de Ross à la dernière réunion 5+1 sur le nucléaire iranien). Cela donne du crédit aux informations de Madsen dans ce domaine. Le même Madsen, sur OnLine Journal le 13 avril 2009, donne des précisions beaucoup plus générales, qui fixent la potentialité fondamentale de cet affrontement. Le crédit de Madsen… 

Vers l’affrontement Obama-Netanyahou?

Peut-être verra-t-on plus tard comme une paradoxale erreur stratégique l’action décidée des milieux néo-conservateurs, l’automne dernier, en faveur d’un gouvernement israélien ultra-dur, dirigé par Netanyahou, qui a été couronné de ce point de vue avec l’alliance avec un Lieberman encore plus dur que son Premier ministre. Une source européenne proche des négociations avec l’Iran observe: «Les partisans des relations spéciales américano-israéliennes sont en train de commettre une grave erreur en sous-estimant la détermination d’Obama d’établir de bonnes relations avec l’Iran.» Mais c’est bien sûr un réflexe absolument constant et irrépressible des extrémistes US de pousser systématiquement pour le radicalisme et l’extrême du spectre politique. Un… 

La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross

Les petits signes se multiplient, d’une distance décidément de plus en plus marquée de l’administration Obama vis-à-vis d’Israël, en connexion avec l’évolution de la politique iranienne des USA. Dans ce cas, il s’agit de ce qui semble être la marginalisation de Dennis Ross au département d’Etat. La nomination en janvier 2009 de Ross, agent sioniste notoire, comme envoyé spécial pour l’Iran, avait été considérée comme une concession majeure d’Obama au lobby sioniste et à Israël. Il semblerait apparaître que Ross a été marginalisé par des manuvres bureaucratiques, notamment menée par le poids lourd Richard Holbrooke, envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan. C’est Wayne Madsen… 

Contractions afghanes

Contractions afghanes 1er avril 2009 Sans aucun doute, l’Afghanistan est un pays compliqué, surtout pour ses envahisseurs saisonniers. L’on prétend que l’administration Obama a mis sur pied une stratégie pour la guerre en Afghanistan, consistant d’abord dans l’augmentation des troupes déployées dans ce pays. D’autre part, les premiers contacts positifs avec l’Iran, notamment concernant l’Afghanistan, viennent d’avoir lieu, et ils sont encore plus que simplement positifs, ils sont prometteurs. Un texte de Patrick Cockburn, dans CounterPunch du 30 mars 2009, fait un récit des événements depuis l’attaque US d’octobre 2001, pour montrer combien la partie fut cousue de fil blanc avec la participation massive du… 

L’Iran: “Yes, we can (change)”?

Le message d’amitié et de vux pour la nouvelle année du président Obama vers l’Iran, du 20 mars, produit en Iran un effet de prudence mais en général jugé positif. C’est dans tous les cas l’appréciation officieuse, manifestement inspirée par les milieux dirigeants iraniens, telle que la rapporte notamment Reuters ce 22 mars 2009. Reuters cite des universitaires et intellectuels iraniens, interrogés pour l’occasion, après le discours de réponse à Obama du dirigeant religieux, l’ayatollah Khamenei, considéré évidemment comme la voix décisive et incontestée dans la direction de l’Iran. «Iran wants the United States to show concrete change in its behavior toward it, for example… 

Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

Un grand cas a été fait de l’annonce, il y a deux jours par Barack Obama, qu’il serait éventuellement possible de parler avec des talibans modérés pour tenter d’arriver à des arrangements partiels en Afghanistan, permettant d’évoluer vers une situation de désengagement. Il ne fait plus aucun doute désormais, comme nous-mêmes l’observons depuis quelques temps pour les matières de politique extérieure US, que cette sorte d’approche est fortement, voire exclusivement suscitée par la crise, et cela d’une façon très urgente. La chose est encore mise en évidence, effectivement à propos de l’Afghanistan, par Arnaud de Borchgrave pour UPI, (via Spacewar.com), le 9 mars. «CNN is… 

My dear Dmitri…

My dear Dmitri 3 mars 2009 Il semble qu’on commence à liquider, et que les choses ne traînent pas. La lettre secrète de Barack Obama à Dimitri Medvedev, sans doute remise en mains propres par le sous-secrétaire d’Etat William (pas Nicholas) Burns au président russe le mois dernier lors de la visite de Burns à Moscou, cette lettre secrète ne l’est plus vraiment. On s’est élégamment prêté, à Washington, au jeu de la confirmation en cascade (sorte de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme, de confirmation d’article en confirmation d’article, pour aboutir à l’un ou l’autre officiel de la Maison-Blanche, qui confirme… 

Obama, Netanyahou et “AfPak”: peut-être des surprises…

La désignation de Benjamin Netanyahou comme Premier ministre israélien, dans la perspective d’un gouvernement très outrageusement à droite, avec l’Iran en ligne de mire, tout cela n’augure rien de formidable pour les relations entre Israël ert les USA. On a déjà eu quelques échos à propos d’une soudaine tension souterraine, dans ce cas à l’occasion de la crise de Gaza, entre Israël et les USA. On trouverait aujourd’hui une confirmation indirecte de la chose, Netanyahou étant vu comme un continuateur, en plus aggravé et plus brutal, de la politique de force du gouvernement Olmert. Cette fois, le contexte stratégique est beaucoup plus large que la… 

Effet de crise, – on parle au Hamas

The Independent parle de the Obama effect, pour nous signifier qu’il y a du nouveau au Moyen-Orient. Eh bien, nous, nous écririons plutôt: the crisis effect, non sans admettre qu’effectivement Obama est le président de la crise, et qu’en ce sens l’observation peut se comprendre. Pour le reste, sachons-le bien et mettons les choses aux places qu’elles méritent, c’est la crise qui décide. Que se passe-t-il? On parle au Hamas, et le même Independent, dans son édito du jour, dit que c’est très bien. Il s’agit des Européens, des Français en tête (bien entendu), par des canaux à peine annexes. Le même article rapporte d’autres… 

Considérations sur un compromis à propos du BMDE et de l’Iran

On observe les premières déclarations précises, à Washington, sur la possibilité d’un compromis sur la question du système BMDE, dans ce cas clairement lié à la question iranienne. Une dépêche Reuters du 13 février rapporte la chose, qui établit un lien direct (linkage) entre une évolution positive (du point de vue de Moscou) de la position US dans la question du BMDE, et une évolution positive (du point de vue de Washington) de la position russe dans la question iranienne. «The United States signaled a willingness on Friday to slow plans for a missile defense shield in eastern Europe if Russia agreed to help stop…