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Iran

La politique iranienne de BHO et le sort de Dennis Ross

Les petits signes se multiplient, d’une distance décidément de plus en plus marquée de l’administration Obama vis-à-vis d’Israël, en connexion avec l’évolution de la politique iranienne des USA. Dans ce cas, il s’agit de ce qui semble être la marginalisation de Dennis Ross au département d’Etat. La nomination en janvier 2009 de Ross, agent sioniste notoire, comme envoyé spécial pour l’Iran, avait été considérée comme une concession majeure d’Obama au lobby sioniste et à Israël. Il semblerait apparaître que Ross a été marginalisé par des manuvres bureaucratiques, notamment menée par le poids lourd Richard Holbrooke, envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan. C’est Wayne Madsen… 

Contractions afghanes

Contractions afghanes 1er avril 2009 Sans aucun doute, l’Afghanistan est un pays compliqué, surtout pour ses envahisseurs saisonniers. L’on prétend que l’administration Obama a mis sur pied une stratégie pour la guerre en Afghanistan, consistant d’abord dans l’augmentation des troupes déployées dans ce pays. D’autre part, les premiers contacts positifs avec l’Iran, notamment concernant l’Afghanistan, viennent d’avoir lieu, et ils sont encore plus que simplement positifs, ils sont prometteurs. Un texte de Patrick Cockburn, dans CounterPunch du 30 mars 2009, fait un récit des événements depuis l’attaque US d’octobre 2001, pour montrer combien la partie fut cousue de fil blanc avec la participation massive du… 

L’Iran: “Yes, we can (change)”?

Le message d’amitié et de vux pour la nouvelle année du président Obama vers l’Iran, du 20 mars, produit en Iran un effet de prudence mais en général jugé positif. C’est dans tous les cas l’appréciation officieuse, manifestement inspirée par les milieux dirigeants iraniens, telle que la rapporte notamment Reuters ce 22 mars 2009. Reuters cite des universitaires et intellectuels iraniens, interrogés pour l’occasion, après le discours de réponse à Obama du dirigeant religieux, l’ayatollah Khamenei, considéré évidemment comme la voix décisive et incontestée dans la direction de l’Iran. «Iran wants the United States to show concrete change in its behavior toward it, for example… 

Le verrou afghan et la contraction de la politique extérieure US

Un grand cas a été fait de l’annonce, il y a deux jours par Barack Obama, qu’il serait éventuellement possible de parler avec des talibans modérés pour tenter d’arriver à des arrangements partiels en Afghanistan, permettant d’évoluer vers une situation de désengagement. Il ne fait plus aucun doute désormais, comme nous-mêmes l’observons depuis quelques temps pour les matières de politique extérieure US, que cette sorte d’approche est fortement, voire exclusivement suscitée par la crise, et cela d’une façon très urgente. La chose est encore mise en évidence, effectivement à propos de l’Afghanistan, par Arnaud de Borchgrave pour UPI, (via Spacewar.com), le 9 mars. «CNN is… 

My dear Dmitri…

My dear Dmitri 3 mars 2009 Il semble qu’on commence à liquider, et que les choses ne traînent pas. La lettre secrète de Barack Obama à Dimitri Medvedev, sans doute remise en mains propres par le sous-secrétaire d’Etat William (pas Nicholas) Burns au président russe le mois dernier lors de la visite de Burns à Moscou, cette lettre secrète ne l’est plus vraiment. On s’est élégamment prêté, à Washington, au jeu de la confirmation en cascade (sorte de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme, de confirmation d’article en confirmation d’article, pour aboutir à l’un ou l’autre officiel de la Maison-Blanche, qui confirme… 

Obama, Netanyahou et “AfPak”: peut-être des surprises…

La désignation de Benjamin Netanyahou comme Premier ministre israélien, dans la perspective d’un gouvernement très outrageusement à droite, avec l’Iran en ligne de mire, tout cela n’augure rien de formidable pour les relations entre Israël ert les USA. On a déjà eu quelques échos à propos d’une soudaine tension souterraine, dans ce cas à l’occasion de la crise de Gaza, entre Israël et les USA. On trouverait aujourd’hui une confirmation indirecte de la chose, Netanyahou étant vu comme un continuateur, en plus aggravé et plus brutal, de la politique de force du gouvernement Olmert. Cette fois, le contexte stratégique est beaucoup plus large que la… 

Effet de crise, – on parle au Hamas

The Independent parle de the Obama effect, pour nous signifier qu’il y a du nouveau au Moyen-Orient. Eh bien, nous, nous écririons plutôt: the crisis effect, non sans admettre qu’effectivement Obama est le président de la crise, et qu’en ce sens l’observation peut se comprendre. Pour le reste, sachons-le bien et mettons les choses aux places qu’elles méritent, c’est la crise qui décide. Que se passe-t-il? On parle au Hamas, et le même Independent, dans son édito du jour, dit que c’est très bien. Il s’agit des Européens, des Français en tête (bien entendu), par des canaux à peine annexes. Le même article rapporte d’autres… 

Considérations sur un compromis à propos du BMDE et de l’Iran

On observe les premières déclarations précises, à Washington, sur la possibilité d’un compromis sur la question du système BMDE, dans ce cas clairement lié à la question iranienne. Une dépêche Reuters du 13 février rapporte la chose, qui établit un lien direct (linkage) entre une évolution positive (du point de vue de Moscou) de la position US dans la question du BMDE, et une évolution positive (du point de vue de Washington) de la position russe dans la question iranienne. «The United States signaled a willingness on Friday to slow plans for a missile defense shield in eastern Europe if Russia agreed to help stop… 

Méandres et contorsions de la politique britannique vis-à-vis de BHO

Au départ de cette réflexion que certains jugeraient intempestive et d’autres inactuelle par certaines référence, on fait le constat d’une confusion épisodique dans la politique britannique vis-à-vis de l’administration Obama; on poursuit par l’hypothèse que cette confusion a de fortes chances de se trouver accentuée par le rôle que tient, ou que ne tient pas Hillary Clinton. Cette politique semble parfois curieusement contrastée par rapport à la ligne politique générale, assez vague au demeurant et pour tout arranger, suivie par le gouvernement Brown. Pour illustrer ce propos, nous revenons à un commentaire que nous faisions le 4 février, justement à propos d’Hillary Clinton dans sa… 

Moscou, le BMDE et la “fenêtre d’opportunité” d’Obama

Il est manifeste que les Russes croient avoir avec Obama, dans cette période du début de l’administration dans tous les cas, une bonne opportunité, sinon d’arrangements immédiats, du moins d’une détente ouvrant l’opportunité d’arrangements. Pour les Russes, outre les divers signes indicateurs d’une certaine prudence dans le camp Obama vis-à-vis du BMDE depuis l’élection d’Obama, la volonté officiellement affirmée de l’administration Obama de parler avec l’Iran constitue un autre volet d’une appréciation positive, du sens d’une opportunité à saisir. Une poussée US d’une détente avec l’Iran ouvre la perspective de discréditer complètement l’argument officiel du déploiement du BMDE (anti-missiles) en Europe, en Pologne et en… 

Tous comptes faits, l’Iran est de plus en plus sympa

Il n’est plus vraiment question de taper sur l’Iran, même si la question traditionnelle amène la réponse traditionnelle, mais sur un mode extrêmement pianissimo («Mullen said the Obama administration has still not taken the military option against Iran off the table, but said I believe it’s got to be a last resort»). Il s’agit effectivement de l’amiral Mullen, président du Joint Chief of Staff (JCS), déclarant que l’Iran pourrait très bien travailler avec les USA et l’OTAN en Afghanistan, contre les talibans et assimilés. Mullen nomme cela a regional approach. L’expression est nuancée, l’heure est à la coopération. L’AFP donne quelques indications, reprises par Defense… 

L’Iran et le President-elect

L’Iran et le President-elect 12 janvier 2009 Les conditions politiques actuelles, avec l’attaque israélienne de Gaza et la très prochaine entrée en fonction d’Obama, le 20 janvier, réactivent la crise du Moyen-Orient, notamment, en arrière-plan de la crise de Gaza, autour de la question iranienne. Cette évolution est renforcée depuis hier par des déclarations d’Obama affirmant qu’il agira promptement dès son entrée en fonction pour établir une nouvelle approche de l’Iran. Le President-elect emploie des mots extrêmement choisis pour établir un équilibre dans ses propos entre une ouverture et un avertissement. (Signalons en passant, mais pour renforcer le cas de la nouvelle approche, que, presque… 

Le rôle du BMDE dans les “grands marchandages”

La question ou la crise du système BMDE d’anti-missiles en Europe a divers volets et divers théâtres d’opérations où elle est envisagée. L’un des plus intéressants, qui apparaît dans le cours du texte du 16 novembre du Sunday Times sur de possibles grands marchandages dans les grandes crise du Moyen-Orient, concerne une possibilité de modification du projet BMDE en fonction de l’évolution de ces grands marchandages. Le passage concernant le BMDE est celui-ci: »Obama is also looking to break a diplomatic deadlock over Iran’s pursuit of nuclear weapons technology. A possible way forward, suggested last spring by Dennis Ross, a senior Obama adviser and former… 

Obama et le BMDE (II): les Russes s’engouffrent dans la brèche

Changement de ton significatif chez les Russes, concernant les relations avec les USA sur le point particulier du réseau BMDE et de toutes les questions qui lui sont liées, et notamment les relations générales avec les USA dans le contexte stratégique européen. Ce constat s’appuie sur des déclarations encourageantes du ministre russe des affaires étrangères Lavrov, hier à Charm El-cheikh, à l’occasion d’une rencontre avec Rice sur la question du système BMDE. La rencontre a sans doute été de détente, si l’on songe aux pouvoirs désormais caducs de la secrétaire d’Etat, et les déclarations de Lavrov concernent plutôt un coup de téléphone, samedi, entre Medvedev… 

Lind, plus que jamais Cassandre

Cassandre, ou bien, selon lui-même, Caton (le vieux Caton du Delenda est Cartago), William S. Lind continue imperturbablement à nous offrir des scénarios fort peu optimistes. Cette fois, il attire notre attention sur l’autre élection, dans un article du 29 octobre sur Antiwar.com. L’autre élection, c’est Israël. Si des élections ont lieu en février 2009, et si, comme certains sondages l’avancent, le Likoud était gagnant? C’est l’hypothèse qu’envisage Lind, dans un cadre général où Obama aurait été élu et où tout le monde en attendrait l’apaisement des engagements guerriers US, notamment au Moyen-Orient «A Likud government in Israel come next spring would make two wars… 

La modération de Gates devient une politique exprimant les contradictions du CMI

Le secrétaire à la défense Robert Gates est décidément un étonnant oiseau dans le contexte de l’administration GW Bush et de la radicalisation systématique, au niveau dialectique, qu’on observe dans cette administration et dans l’establishment washingtonien en général, par ailleurs, cette radicalisation signe convaincant de la paralysie de l’action des USA qu’on observe également. Gates a, on le sait, déjà fait des siennes à propos de l’Iran. Il s’avère à cet égard, selon des sources US de la communauté de sécurité nationale particulièrement dignes de foi, que son intervention, en même temps que celle de l’amiral Mullen, président du JCS, a été décisive pour casser… 

Borchgrave nous dit qu’Israël a (avait?) des bases en Géorgie pour attaquer l’Iran

Arnaud de Borchgrave a déjà été souvent mentionné sur notre site, notamment pour des vues inhabituelles (par rapport à l’establishment médiatique US) sur les crises extérieures en cours, et parfois pour des révélations de type sensationnel. En général, Borchgrave est bien renseigné et ses interventions, si elles ne s’avèrent pas toujours à 100% exactes, mentionnent souvent certains faits inédits intéressants. En voici une de plus, de révélation, qui concerne Israël, la Géorgie et l’Iran, et lie les deux crises de l’Iran et de la Géorgie. Borchgrave donne ses informations-révélations dans un texte de UPI repris ce 3 septembre sur le site Middele East Times. Arnaud… 

Mullen aux Israéliens : pas de nouveau Liberty

On a des précisions tardives mais intéressantes sur la visite de l’amiral Mullen, président du comité des chefs d’état-major US (JCS), en Israël à la fin juin (plutôt que début juillet, comme l’affirme le texte utilisé ici en référence). Mullen est bien allé dire aux Israéliens qu’il était préférable pour eux (les Israéliens) de ne pas envisager une attaque contre l’Iran. Mais il a été plus précis encore, et implicitement plus menaçant, selon TV.Press du 3 août et Information Clearing House du 4 août (les deux sites reprennent une information du Jerusalem Post). Mullen aurait fermement averti les Israéliens contre la tentation d’un nouvel incident… 

La RAND contre une attaque de l’Iran

L’hypothèse d’une attaque US contre l’Iran est de plus en plus en défaveur dans l’opinion des experts US, alors que l’autorité de l’administration GW Bush (où l’on trouve encore quelques partisans de cette attaque, dont Cheney) est aujourd’hui quasi inexistante. Un nouvel élément, signalé aujourd’hui par Jim Lobe sur Antiwar.com, renforce cette évolution. Lobe commente une récente étude de la RAND Corporation (division Project AIR FORCE, sur les questions de sécurité nationale), publié le 10 juillet, qui étudie le cas iranien et prend très nettement position contre l’éventualité d’une attaque militaire contre l’Iran. (Il s’agit de Iran’s Political, Demographic, and Economic Vulnerabilities, 156 pages, sous… 

La Géorgie ne cesse de nous inquiéter…

Dans les chancelleries occidentales mais également américanistes, il ne fait aucun doute que l’inquiétude devant l’évolution de la situation entre la Géorgie et la Russie ne cesse de grandir. «Il y a une crainte générale qu’un conflit éclate cet été, les Russes sont terriblement sérieux dans cette affaire et ils considèrent qu’on atteint le seuil de l’inacceptable», dit-on et ne cesse-t-on de répéter dans des milieux européens de haut niveau. Du côté US, on n’en est pas moins inquiet de la situation en Géorgie, ce qui est une chose relativement nouvelle. Les sources européennes en question rappellent la déclaration de l’ambassadrice US à l’OTAN Victoria… 

GW à l’Iran : si on causait?

L’interprétation générale de la décision US d’envoyer un important fonctionnaire du département d’Etat à Téhéran, William J. Burns, sous-secrétaire d’Etat pour les affaires politiques, et d’établir une liaison diplomatique limitée, est qu’il s’agit d’une concession d’importance des USA. Le commentaire va jusqu’à voir dans cette décision une volonté d’éviter un conflit, ce qui peut être considéré comme une interprétation paradoxale si l’on considère que Washington a été le seul acteur, avec Israël, à manier la menace, et contre Téhéran bien sûr. D’un autre côté, cet agencement tend aussi à conforter l’interprétation d’une concession. The Independent de Londres, du 17 juillet, présente cette interprétation sans s’encombrer… 

Tir de missiles au-dessus d’un champ de pétrole

Tir de missiles au-dessus d’un champ de pétrole 14 juillet 2008 S’il est une explication des tirs plus ou moins virtuels de missiles plus ou moins virtuel des Iraniens les 9 et 10 juillet qui nous agrée, c’est bien celle de l’influence sur le prix du pétrole. S’il est une théorie du complot qui nous convainc par son charme exotique, c’est bien celle de la manipulation des marchés par Shahab-3b . L’explication, abracadabrantesque in illo tempore, convient parfaitement à ce temps a-historique et abracadabrantesque. Qu’elle soit vraie ou pas ne nous importe pas; observons simplement qu’elle est logique, d’une logique folle qui est la notre… 

Des missiles opportuns, le temps d’un bluff

Après tout, on aurait pu se dire, le 9 juillet, que le tir de missiles iraniens faisait bien dans le paysage, le lendemain exactement de la signature de l’accord entre les USA et la Tchéquie sur les bases de radar du réseau BMDE, anti-missiles et, s’il vous plaît, contre les missiles iraniens à venir Encore plus justifié, le BMDE, puisque les missiles iraniens sont déjà là. C’est ce qu’on s’est dit au Pentagone, illico presto. Robert Gates a été rapide sur la balle. Il a aussitôt expliqué, le même 9 juillet, dans une conférence de presse, que ce tir de missiles justifiait considérablement le BMDE.… 

Le F-22, l’USAF, l’Iran et Robert Gates

Le F-22, l’USAF, l’Iran et Robert Gates 7 juillet 2008 Voici l’étrange cas du F-22, mélangeant diverses crises : crises du Pentagone, de l’USAF, de l’Iran, de la technologie et de notre appréciation virtualiste de la technologie. C’est une nouvelle publiée dans Defense News du 30 juin 2008 qui nous a mis la puce à l’oreille puis nous permet de développer notre commentaire. La nouvelle nous dit ceci: Au début de l’année, l’USAF voulut déployer des F-22 en Irak, pour intervenir contre les divers groupes hostiles engagés contre les forces US et du gouvernement de Bagdad. Il s’agissait également d’expérimenter les capacités de l’avion, selon…